TOUR DE FRANCE 2009

TOUR DE FRANCE 2009
# Posté le dimanche 07 juin 2009 06:05
Modifié le mardi 09 juin 2009 14:10

Tour de France 2009 : de Monaco à Paris

Tour de France  2009 : de Monaco à Paris
Et si 20 ans après l'histoire se répétait ? C'est dans cet esprit qu'a été conçu le Tour de France 2009. En 1989, la Grande Boucle offrait son final le plus exaltant tout au bout du suspense sur les Champs Elysées, Greg Lemond s'imposait pour 8'' d'avance sur Laurent Fignon. Plus cruel encore, celui-ci s'inclinait pour 82 mètres. Cette année, un seul mot résume l'approche de cette 96ème édition : VENTOUX.

Le Ventoux en juge de paix

Cette année, si la course devait ressembler à celle de 1989, le vainqueur ne serait pas connu sur les Champs Elysées le dernier jour, mais au sommet du « Géant de Provence » à la veille de Paris. Les organisateurs ont voulu faire fort en proposant une ultime ascension à la veille de l'arrivée à l'image du Giro ou de la Vuelta, mais une toute première pour le Tour de France. Le gain du maillot jaune se jouera sans doute comme d'habitude dans les Pyrénées et les Alpes, mais nul ne pourra dire qu'il a gagné avant l'arrivée du 25 juillet, car sur le Ventoux, tout peut se perdre.
Le Mont Ventoux est une légende du cyclisme, montagne des contrastes et des extrêmes, le « Mont chauve » domine la plaine de Carpentras. Isolé de tous les autres cols, il frappe par sa faune et sa flore et son final digne d'un paysage lunaire où frappe en été un soleil de plomb, et parfois un mistral qui vient durcir la pente déjà sévère. Le Ventoux c'est une histoire qui a propulsé les plus grands champions, précipité les défaillances, nul ne peut jouer avec le « Géant de Provence ». En 1970, Eddy Merckx aura bien dompté le Ventoux, mais à son arrivée il sera victime d'un malaise renforçant la légende, terni 3 ans plutôt par la mort du britannique Tom Simpson dans un jeudi de fournaise. Charly Gaul, Raymond Poulidor, Eddy Merckx, Bernard Thévenet, Jean François Bernard, Marco Pantani et dernièrement Richard Virenque en 2002 se sont tous imposés au Ventoux en illustre grimpeur, le 25 juillet prochain la tradition devrait être respectée avec le sacre d'un grand champion, et on connaitra le nom du vainqueur du Tour de France 2009.

Un départ de prestige de Monaco et une semaine nerveuse


En s'élançant de Monaco pour une toute première et un contre-la-montre d'ouverture exigeant avec des rampes atteignant les 10 %, de beaux écarts devrait déjà être consentis au terme de ces 15.5 km en principauté et dans l'arrière pays niçois.
La première semaine s'annonce nerveuse en longeant la Méditerranée et les pièges seront de tous les instants si le vent s'en mêle. Cette année le contre-la-montre par équipe, exercice sublime, fera son retour à Montpellier sur un parcours vallonné de 39 km qui devrait favoriser les équipes homogènes aux équipes de gros rouleurs.
Le 9 juillet c'est une étape de prestige qui se jouera à Barcelone terme de la 6ème étape sur les hauteurs de Montjuich qui devrait favoriser les pucheurs sur une étape 100 % espagnole.



Les Pyérénées en première semaine mais allégées

Cette année les Pyrénées seront abordées en fin de première semaine, soit très tôt dans la course et ce sur un mode brutal. En effet cette première étape pyrénéennes de 224 km propose une ascension répertoriée première catégorie, le col de la Serra-Seca, et la montée finale vars Arcalis classée en hors-catégorie. Une étape pour les grimpeurs qui devront saisir là leurs chances car c'est l'étape reine des Pyrénées cette année. Le lendemain l'étape s'annonce tout aussi corsée avec l'ascension du Port d'Envalira, du col de Port et du col d'Agnes mais ce dernier étant distant de 50 km de l'arrivée à Saint-Girons, des regroupements devraient avoir lieu. Le séjour pyrénéen s'achève par un grand classique avec le col d'Aspin et du Tourmalet où les seconds couteaux auront un terrain idéal car les favoris ne devrait pas bouger, le sommet du Tourmalet étant distant de 60 km de Tarbes. Ensuite le peloton traversera la France pour rejoindre les Vosges et ses routes piégeuses et où tout peut arriver, et que seul les imprudents n'auront pas prit soin de reconnaitre.

Les Alpes en hors-d'œuvre


[align=justify]Le Tour fera escale dans les Alpes suisses, la confrontation entre les grimpeurs va alors reprendre avec une arrivée en altitude à Verbier, là où sera ensuite observée la seconde journée de repos. Le col du Grand Saint-Bernard fera son retour sur le Tour, rarement escaladé, il sera le point culminant de la "Grande Boucle" à 2469 mètres d'altitude, son ascension qui dure plus d'une trentaine de kilomètres devrait fatiguer les organismes des coureurs qui enchaineront directement avec le col du Petit Saint-Bernard avant de plonger vers Bourg Saint-Maurice. Se profile l'étape reine de ce Tour de France, entre Bourg Saint-Maurice et le Grand-Bornand avec 5 ascension répertoriées sur les 170 km de l'étape. Le final qui enchaine le col de la Romme, une nouveauté de cette édition 2009 et ses 8.8 km à 8.9 % de moyenne, avec le col de la Colombière de 7.5 km à 8.5% de moyenne devrait permettre de creuser de gos écarts sachant que le sommet de ce dernier est distant de 15 km de l'arrivée.

Un dernier chrono somptueux


Cette année le denier contre-la-montre n'aura pas lieu l'avant dernier jour comme il en était devenu l'habitude, mais à 3 jours de Paris. Long de 40 km ce contre-la-montre se courra dans un décor somptueux autour du lac d'Annecy, la dernière occasion pour les rouleurs de creuser l'écart sur les grimpeurs qui pourront se rattraper sur les pentes du Ventoux 2 jours plus tard. Pour boucler la boucle, la dernière étape prendra son envol de Montereau-Fault-Yonne pour rejoindre Paris et ses Champs-Elysées, l'étape de l'aboutissement, du soulagement et du bonheur, au terme d'une ultime ligne droite.

# Posté le jeudi 11 juin 2009 16:05
Modifié le dimanche 14 juin 2009 13:12

Tour de France 2009 : les favoris

Tour de France 2009 : les favoris
Alberto Contador, Lance Armstrong : # # # # #

Carlos Sastre, Cadel Evans, Andy Schleck : # # # #

Alejandro Valverde, Denis Menchov, Levi Leipheimer, Frank Schleck : # # #

Samuel Sanchez, Roman Kreuziger, Oscar Pereiro : # #

Christian Vandevelde : #
# Posté le jeudi 11 juin 2009 16:06
Modifié le dimanche 14 juin 2009 14:06

TOUR DE FRANCE 2009 : TOUS CONTRE CAVENDISH

TOUR DE FRANCE 2009 : TOUS CONTRE CAVENDISH
Mark Cavendish : # # # # #

Daniele Bennati, Oscar Freire, Tom Boonen : # # # #

Thor Hushovd, Gert Steegmans, Henrich Haussler : # # #

Gerald Ciolek, Tyler Farrar : # #

Romain Feillu : #
# Posté le mardi 16 juin 2009 07:11
Modifié le mardi 16 juin 2009 13:57

DAUPHINE LIBERE 2009 : UN PODIUM 5 ETOILES

DAUPHINE LIBERE 2009 : UN PODIUM 5 ETOILES
Le Dauphiné Libéré est belle et bien la dernière grande répétition avant le Tour de France et cette 61ème édition le prouve une fois encore. Avec un podium cinq étoiles aux allures de podium de juillet avec Alejandro Valverde, Cadel Evans et Alberto Contador, la semaine aura été riche en sensations.


Au départ les regards sont braqués vers Alberto Contador, grandissime favori de la course de juillet, mais celui-ci répète qu'il ne vise pas la victoire sur les routes des Alpes, il s'agit seulement d'une préparation. Le discours est le même chez Cadel Evans, deuxième des deux derniers Tour de France. Quant à Alejandro Valverde, futur vainqueur de l'épreuve, il ne sait pas s'il pourra disputer la « Grande Boucle », étant suspendu de compétition sur le territoire italien alors que le Tour fera un détour de 80 km dans le Val d'Aoste. Mais l'heure est à la compétition avec un prologue de 12 km disputé à Nancy que Cadel Evans va survoler creusant des écarts conséquents, Contador étant relégué à 8'', et Valverde troisième est à 23''.

Le Dauphiné Libéré est réputé pour être un condensé du Tour de France, c'est donc en toute logique que les sprinteurs ont l'occasion de se jouer la victoire. La deuxième étape se joue entre hommes rapides et c'est Angelo Furlan qui en sort vainqueur malgré la présence de Tom Boonen qui renoue là avec la compétition après son contrôle positif à la cocaïne. Après les sprinteurs c'est un baroudeur qui s'impose à Saint-Etienne, Niki Terpstra s'impose devant une brochette d'anciens vainqueurs d'étapes sur le Dauphiné. Le hollandais en profite pour prendre le maillot de leader de la course... pour une journée.

Car se présente un contre-la-montre de 42 km de l'allemand Bert Grabsch va remporter, mais Cadel Evans est l'homme fort du chrono sur ce Dauphiné, il reprend le maillot de leader, alors que Contador concède une quarantaine de secondes et que Valverde est fort décevant. Le Dauphiné prend alors des allures d'un duel Evans / Contador, un duel aux allures de juillet, pour l'avant goût.

Au départ de la 5ème étape qui mène les coureurs au sommet du Mont-Ventoux, Cadel Evans est en jaune et on attend avec impatience les assauts d'Alberto Contador dans l'ascension du Géant de Provence qui sera l'ultime bataille du Tour dans un mois. Mais c'est un autre espagnol qui va sortir à 11 du but, Alejandro Valverde ose, il attaque alors qu'il a 2 minutes de retard au classement général. Seul le polonais Sylvester Szmyd pourra le suivre, leur entente sera impeccable, alors que derrière Evans doit assumer seul face au vent la poursuite, flanqué de Contador dans sa roue qui assure le service minimal. Aux 300 m de la ligne le coureur de la Lampre coince, mais Valverde est un seigneur et laisse la victoire à Szmyd pour qui il s'agit là de sa première victoire chez les professionnels, une victoire de prestige au sommet du plus mythique des cols. Pour Valverde l'objectif est le maillot jaune, on l'a comprit, et ce sera chose faite, Evans arrivant plus de 2 minutes plus tard. Au sommet du Ventoux, toutes les cartes sont redistribuées dans un chambardement que l'on n'imaginait pas.

L'étape suivante s'annonce nerveuse, seulement 106 km avec l'ascension du col de l'Izoard et sa mythique casse déserte avec une arrivée jugée en haut de la Gargouille à Briançon. L'étape va sourire aux audacieux car les favoris se marqueront, et c'est Pierrick Fedrigo qui s'impose avec intelligence. Le samedi sur le Dauphiné c'est souvent l'étape reine, celle de toutes les tentatives pour Cadel Evans, toujours à 16'' de Valverde, c'est aujourd'hui ou jamais. Le programme s'annonce copieux avec l'ascension du Galibier, de la Croix de Fer et d'une arrivée jugée à Saint-François-Longchamp sur les pentes du col de la Madeleine. Cadel Evans tentera bien de lâcher Alejandro Valverde, mais en vain malgré la multiplication de ses attaques, l'espagnol reste bien attaché à la roue de l'australien, tout comme Contador. L'australien n'aura rien à se reprocher il aura tout tenté, mais il n'a pas cette giclette qui fait la différence en montagne. Pour le gain de l'étape, c'est au tour de David Moncoutié de briller, quasiment 10 ans jour pour jour après sa première victoire chez les pros sur les routes du Dauphiné à Passy Plaine-Joux. A moins d'un mois du Tour, le français affiche ses ambitions et son état de forme.

La dernière étape ne changera rien malgré de vaine attaque de la part de Cadel Evans, à Grenoble, l'étape revient au néerlandais Stef Clement. Alejandro Valverde remporte le Dauphiné Libéré pour la deuxième année consécutive, un signe fort à trois semaines du départ du Tour. Cadel Evans termine pour la troisième fois consécutif deuxième de l'épreuve, une malédiction en forme de présage pour le Tour ? Quant à Alberto Contador il s'est servi du Dauphiné comme un entraînement, sans jamais attaquer, il lui reste trois semaines pour peaufiner sans forme et être au top à Monaco le 4 juillet.

# Posté le lundi 15 juin 2009 14:15